Billets relatifs au mot-clé : éducation

11 livres pour être des parents moins stressés

Posté le lundi 2 juin 2008 par Oelita, rubrique Pratique

Mon dernier billet parlait de livres de conseils sur l'organisation de la maison. Et les enfants, alors, on les gère comment ? Les grands principes d'éducation, ok, on voit tous à peu près de quoi il s'agit (même si on n'a pas tous forcément les mêmes). Mais au quotidien, quand on craque un peu, on a aussi droit à des astuces pratiques ?

  1. En grand classique, nous avons Parents efficaces, du Dr Gordon. Je l'ai lu, je l'ai trouvé plutôt de bon sens et assez pratique. Une bonne base.
  2. Plus humoristique, j'ai aimé toute la série déjà ancienne des livres de Libby Purves (comment ne pas être une mère parfaite, élever des enfants parfaits, avoir une famille parfaite).
  3. La blogueuse Caro a écrit un Comment être une bonne mère indigne ? qui se veut de la même veine, mais je ne l'ai pas encore lu.
  4. Le terme de mère indigne étant très à la mode (on nous le répète sans arrêt, il faut déculpabiliser les pauvres parents que nous sommes), nous avons aussi en stock Chroniques d'une mère indigne d'une célèbre blogueuse québécoise...
  5. et Mère indigne, mode d'emploi que je ne connais pas du tout.
  6. Pour faire face à la colère de ses enfants fait partie d'une série de petits guides pratiques intitulés "10 astuces de parents", qui comporte également Pour mettre ses enfants au lit... et qu'ils y restent. J'adore le titre. Ainsi que Pour gérer les disputes entre frères et soeurs.
  7. Dans la série des titres rigolos, voici C'est pas bientôt fini ce caprice ? : Les calmer sans s'énerver. Dans la même série, on a aussi C'est comme ça, un point c'est tout ! ou encore Les pipis font de la résistance !.
  8. Petits tracas et gros soucis de 1 à 7 ans : Quoi dire, quoi faire ? existe aussi en version 8-12 ans.
  9. Plus positif, voici Comment rendre mon enfant plus heureux : 50 Questions sur l'éducation des petits.
  10. J'ai déjà mentionné les livres d'Isabelle Filliozat, aussi, mais c'est plus psycho (et un peu moralisateur par moments).
  11. Frères et soeurs : Encourager vos enfants à être amis est un petit livre sympathique que j'ai lu et qui m'a laissé un bon souvenir : pratique, et un bon sens proche du mien (parce qu'en effet, on n'a pas tous le même !).

Oui, il y a plus de 11 livres, en fait. C'est que ces livres ont du succès, alors ils en font des séries !

Là aussi, avez-vous d'autres suggestions ou des avis à partager ?

Le nouveau Filliozat sur la famille non parfaite

Posté le dimanche 16 mars 2008 par Oelita, rubrique Pratique

Isabelle Filliozat a écrit plusieurs livres sur les relations personnelles, l'écoute, et l'éducation : L'intelligence du coeur et Au coeur des émotions de l'enfant sont des best-sellers.

Le 9 janvier dernier, elle a publié un nouveau livre : Il n'y a pas de parent parfait. Je l'ai découvert par hasard en flânant dans Amazon (ils sont forts, chez Amazon), mais je n'en ai pas entendu parler par ailleurs.

Quelqu'un l'a lu ? J'avoue ne pas avoir été jusqu'au bout de ses précédents livres, un peu trop gnan-gnan à mon goût, même s'il y a des choses fort intéressantes sur le fond. Je suis plutôt adepte de l'esprit pratico-réaliste de Libby Purves (et de son humour).

Un dernier petit jouet de Noël ? la poupée SuperMom !

Posté le mercredi 9 janvier 2008 par Oelita, rubrique Ludique

La poupée SuperMom est fournie avec une panoplie d'accessoires réalistes :

  • deux têtes, une contente, et une pas contente (mais pourquoi ils ont mis des bigoudis sur une des deux ??),
  • un bébé qui a aussi deux têtes, ange et démon,
  • un super sac à main magique,
  • un téléphone portable,
  • un paquet de courses,
  • une todoliste de 3 km de long,
  • un tailleur et deux paires de chaussures (ville et sport).

(vu chez Work it, Mom)

Dans le genre gadget rigolo, j'avais aussi noté depuis longtemps (vu chez Opio !) une superbe télécommande pour parents :

Un accessoire à rajouter très vite à la panoplie de SuperMom, à mon avis !

La théorie de l'ordre de naissance dans la fratrie, vraie ou fausse ?

Posté le vendredi 14 décembre 2007 par Oelita, rubrique Psycho

Oui, il existe une théorie qui explique le caractère des gens en fonction de leur ordre de naissance. Du genre : les ainés sont responsables et sérieux, et les ptits benjamins sont fantaisistes et charmeurs.

Couverture du livreJ'ai acheté et lu avec intérêt le petit livre sorti en poche chez Marabout : Pourquoi les aînés veulent diriger le monde, et les benjamins le changer, de l'américain l'australien Michael Grose.

Comme pour les horoscopes, forcément, quand on lit les descriptifs attachés à chaque type, on retient surtout ce qui correspond : "Oh, c'est tout-à-fait ça !", et on est moins frappé par les écarts. Mais les explications justifiant ces différences de caractère sont quand même assez convaincantes sur le fond.

Ainsi, on n'est pas forcément plus exigeant avec un aîné, mais on est quand même souvent plus présent en temps. On est aussi plus attentif car on découvre le rôle de parent avec son aîné, à chaque âge. Oh, il apprend à marcher, oh il rentre à l'école, oh il faut choisir une activité extra-scolaire, oh il entre au collège, oh c'est un ado, oh il faut choisir son orientation d'études, oh il tombe amoureux, et finalement oh il part de la maison...

Bon, ok, on découvre encore des choses avec les suivants. Qui ne font pas les mêmes découvertes au même âge, qui choisissent des activité différentes, qui ne fonctionnent pas pareil à l'école, etc. Même avec le 5ème, je confirme, je découvre encore plein de choses que je n'avais pas expérimentées avant (même si je me serais passée de la découverte des urgences en pleine nuit à la cambrousse et des points de suture).

Bref, ce n'est qu'un des points abordés dans cet ouvrage intéressant et dans cette théorie (qui parle aussi des enfants uniques).

Le site DejaGrand a publié un petit dossier sur ce sujet pour en savoir plus. Dont est extrait cette question et sa réponse :

"- Le rang de naissance a t-il une répercussion sur la vie adulte ?
- Bien sûr. D’ailleurs, il est souvent amusant, dans des réunions professionnelles, de déduire la position de telle ou telle personne dans la fratrie, d’après leur façon de se comporter en groupe."

Famille nombreuse et réussite sociale selon l'INSEE

Posté le lundi 3 décembre 2007 par Oelita, rubrique Socio

L'INSEE a publié en novembre sa version 2007 de "France, portrait social". Tout un chapître y est consacré au rôle entre taille de la famille et destinée sociale.

Vous pouvez consulter directement les 19 pages de ce chapître au format PDF.

A priori, la conclusion de cette étude est qu'à partir de 4 enfants, l'ascension sociale est diminuée. C'est-à-dire que par exemple dans une famille d'ouvriers, on a une moyenne de 55% d'enfants devenus ouvriers à leur tour s'il y a 4 enfants et plus, contre 36% avec 2 enfants maximum. Cette ascension sociale semble directement liée aux niveaux de diplôme atteints, plus faibles dans une famille nombreuse, à origine égale.

Ces résultats ont été repris, entre autres, dans un article du Monde, ainsi que dans un dossier de la Voix du nord (région concentrant le plus de familles nombreuses).

Sur le forum de Maximômes, les réactions ont forcément été assez vives. Clichés caricaturaux dépassés ou réalité sociale ? De toutes façons, ce ne sont que des statistiques, des moyennes...

Comme raisons possibles, les auteurs de l'étude évoquent les finances plus faibles des familles nombreuses (mère qui ne travaille pas, charges élevées) , les héritages morcelés. Mais ils parlent aussi de styles éducatifs différents, évoquant un manque de socialisation à l'extérieur de la famille, ainsi qu'un modèle rigide d'éducation, surtout dans les classes populaires.

En fin de rapport, on note cependant d'autres pistes qui me semblent plus fouillées et intéressantes.

  • D'abord, les difficultés de logement des familles nombreuses modestes les poussent dans des régions et zones défavorisées. Or, ces zones proposent des équipements socio-éducatifs plus faibles !
  • Ensuite, on peut évoquer un aspect plus "culturel" dû au choix de la famille nombreuse par les parents : "La pression éducative sur les enfants pousserait ceux des familles réduites dans le sens de la compétition et de la réussite [...] [Cette idée] conduit à distinguer des rapports diversifiés au temps et au monde, entre une forme qui, projetant moins dans l’avenir, laisse venir les évènements (et les enfants) et une attitude plus active et anticipatrice, qui vise à la maîtrise de l’avenir dans tous les aspects de l’existence.". Plus clairement, choisir d'avoir une famille nombreuse aujourd'hui est peut-être le signe de valeurs familiales moins tournées vers la réussite matérielle.

Ils notent par ailleurs que ces résultats ne sont pas nouveaux, et que les mêmes constats étaient déjà faits en 1980, et précédemment en 1950 pour les ouvriers !

Il faut quand même bien noter que ces différences entre familles nombreuses ou non sont bien moins significatives que les différences liées à l'origine sociale ou au diplôme des parents. Ce n'est pas LE critère numéro 1 de destinée sociale :-) : "Être cadre ou profession intermédiaire est avant tout favorisé par le fait d’avoir un père cadre ou profession intermédiaire, et par le fait d’avoir des parents très diplômés". Famille nombreuse ou pas.