Billets relatifs au mot-clé : addiction

Comment conseiller les parents sur les jeux vidéos ?

Posté le vendredi 4 décembre 2009 par Oelita, rubrique Pratique

Chez nous, on n'a pas trop de soucis sur ce thème car on connait bien les jeux vidéos. On est donc à même de conseiller nos enfants, et de veiller à l'adéquation entre leur âge, leur sensibilité, et les jeux. Mais je vois bien dans mon entourage, et sur le forum de Maximômes, que c'est souvent un problème que de choisir des jeux adaptés. Il faut également gérer les temps de jeu et les risques de dérapage divers... Tout un programme. C'est pour cela que diverses initiatives existent sur internet pour guider les parents.

Ou leur faire peur en stigmatisant les jeux vidéos. En parlant d'addiction, de violence omniprésente.

Je vous propose donc un tour d'horizon de ce thème, avec les nombreux liens que j'ai mis de côté depuis environ un an.

Conseils aux parents

  • Pédagojeux a été créé il y a environ un an, justement. 9 partenaires très diversifiés ont présidé à la création de ce site au ton modéré. Des articles de fond sur les craintes les plus courantes et des conseils généraux. Des explications sur les différents types de jeux. Savoir paramétrer le contrôle parental sur les consoles de jeux. Par contre, le site est assez "statique" : pas d'actualités, pas d'infos sur les derniers jeux sortis... Et il n'est pas interactif non plus : pas de forum de discussion.
  • Le PEGI est un système de pictogrammes élaboré au niveau européen, et utilisé obligatoirement sur toutes les boites de jeux commercialisés. A connaître absolument, voici l'explication des pictos PEGI. C'est vraiment un élément important à consulter sur un jeu. Évidemment, c'est très dichotomique : noir ou blanc. Une insulte à un moment du jeu ? Le picto "langage grossier" est apposé. Les jeux en ligne commencent timidement à l'afficher sur leurs sites (sur Druidik par exemple), mais rien n'est encore obligatoire sur ce domaine...
    Les pictos PEGI d'âge conseillé
    Les autres pictos PEGI
  • C'est sans doute pour compléter Pedagojeux qu'a été lancé aujourd'hui même un nouveau site : Jeux videos info parents, édité par l'association e-enfance avec le soutien du gouvernement (nkm). Contrairement à Pedagojeux, il comporte un forum, et il présente des fiches d'informations sur chaque jeu. Il comporte également une rubrique tout savoir sur les jeux vidéos qui reprend les mêmes thèmes que Pedagojeux... Dommage de se marcher ainsi sur les pieds ! Pourquoi ne pas avoir enrichi Pedagojeux au lieu de créer un autre site ? Probablement parce que c'est e-enfance qui prend en charge les contenus et la modération de ce nouveau site.
    Ce site n'a pas peur de mettre sur les points sur les i concernant les jeux : chaque fiche comporte un rappel des caratéristiques du jeu (signalétique PEGI, durée de jeu, options payantes, possibilités de sauvegarde), mais aussi un avis sur l'adéquation à un jeune public, rédigé par un psy. Ca ne fait pas forcément plaisir à tout le mode que quelqu'un dise "Attention : Pour des enfants trop jeunes, ce jeu peut engendrer un risque d'identification massive à des personnages immoraux, violents et sans limite.". Ok, le terme d'identification est sans doute trop fort et surtout trop "psy", mais le fait est là, ce jeu présente des personnages immoraux et violents, et les parents ont intérêt à le savoir. Même si c'est déjà indiqué sur les pictos PEGI. Les fiches précisent également, de façon plus positive, l'intérêt du jeu (s'il demande de la réflexion, de la concentration, de la persévérance, de la coopération avec d'autres joueurs... ).
  • Un petit dossier de L'internaute sur le thème des jeux vidéos et des enfants, avec des conseils de bon sens.

Les "dangers" des jeux vidéos

  • En février dernier, il était envisagé de faire apposer une mention de danger d'addiction sur les boites de jeux, comme l'indique cet article de clubic. Cet article de fluctuat.net parle d'une clinique américaine anti-addiction qui s'est rendue compte qu'il n'y avait pas de réelle dépendance, mais un malaise social ou familial... En France, Yann Leroux est beaucoup intervenu sur le sujet, avec des explications assez claires pour expliquer que cette addiction au jeu vidéo n'existe pas, comme dans cette excellente interview.
  • Autre thème : le jeu vidéo rend amorphe, comme l'indiquait une campagne de publicité anglaise en mars dernier. Certes, il ne faut pas compter que sur les jeux vidéos type wii sports pour bouger ses enfants. Les jeux vidéos restent cependant un loisir très formateur et interactif par ailleurs, qui apporte bien davantage de choses à un enfant que de regarder la télévision. On en revient donc juste au sujet de la limitation du temps d'écran.
  • On accuse également le jeu vidéo de renfermer l'enfant sur lui-même, seul face à son écran, et de lui faire confondre monde réel et virtuel. Cela me parait assez irréel comme critique, très éloigné de ce que je constate avec mes propres enfants. Globalement, sur tout le sujet de l'enfant face aux jeux vidéos, vous pouvez lire le livre de Serge Tisseron consacré au sujet, "Mais qui a peur des jeux vidéos ?", dont voici une description détaillée par Yann Leroux. "L’éventuelle perte de soi dans les jeu vidéos est traitée frontalement : il s’agit d’un fantasme."
  • Les enfants jouent à des jeux inadaptés à leur âge : ce bel article de Gamongirls faisait suite à un reportage alarmiste de Zone interdite sur les dangers des jeux vidéos. Il rappelle, chiffres de sondages à l'appui, que beaucoup de parents ne s'informent pas assez sur les jeux. "Un sondage Ipsos publié en décembre 2008 démontre que 54% des interrogés ne parlent jamais de jeux vidéo avec leurs enfants et que 31% avouent même ne pas savoir à quoi ils jouent, la vigilance diminuant avec l’âge de l’enfant (jusqu’à 58% pour la tranche d’âge des 15-17 ans). Or, ce sont pourtant les parents qui sont les principaux acheteurs de ces jeux dans 79% des cas.". Conclusion : "Comment protéger nos enfants ? en s’intéressant à ce qu’ils jouent et en s’informant sur les jeux qu’ils souhaitent acheter afin d’éviter la gaffe du jeu non adapté à l’âge des enfants. Faites du jeu vidéo un terrain de dialogue pour mieux les comprendre plutôt qu’un terrain de mésentente creusant l’absence de dialogue." N'oublions pas que le jeu vidéo est déjà ancien : ses premiers fans sont désormais adultes. Les jeux conseillés aux plus de 16 ans, voire 18 ans, sont donc très largement mis en avant par le marché, alors ne vous trompez pas de cible...
  • Les dangers du "cyberbullying" sur les jeux en ligne (et sur internet en général) commencent enfin à être discutés. Avez-vous vu cette affiche-choc d'Action innocence ? en tant que mère, et en tant qu'habituée des communautés d'internet, je vous avoue que ce sujet me semble bien plus préoccupant que celui des "mauvaises rencontres". Les communautés d'internautes, celles des réseaux sociaux mais aussi celles des jeux en ligne, sont souvent bien plus violentes qu'on ne le croit, et ce peut être très insidieux... L'anonymat relatif permet malheureusement aux gens de se lâcher, d'insulter ou simplement d'être cruel et méchant encore plus facilement que dans la vie. Les abus les plus criants seront probablement sanctionnés par les équipes de modération (c'est le cas sur les communautés qui ciblent les enfants, attention aux autres : on en revient au choix d'un jeu adapté à l'âge de l'enfant !). On peut aussi y vivre des moments très valorisants, se faire de vrais amis, sortir de sa timidité, s'affirmer, etc. C'est d'un potentiel fabuleux. Il faut cependant être vigilant et en parler avec son enfant, lui demander comment les autres lui parlent, comment il se sent dans ses communautés... et le prévenir dès qu'il s'inscrit sur sa première communauté, finalement, car ce type de discours est plus efficace avant qu'après... Simplement lui dire qu'il y a des gens, adultes ou enfants, qui aiment se moquer des autres, voire les insulter, comme ça, pour rien, parce que c'est "facile", et qu'il ne faut pas prendre ça personnellement, mais éviter ces personnes-là. Bien sûr, on leur explique par la même occasion qu'ils ne doivent pas, eux-mêmes, avoir ce type de comportement... Je trouve que ce thème devrait être largement plus discuté auprès des parents.
  • Pour terminer, en anglais, un long article de 2003 qui défend les jeux vidéos, avec des avis parfois un peu curieux (c'est l'orientation du site qui veut ça) mais qui reste très intéressant : taking children seriously. J'aime ce type d'explication : "If your children were playing chess for several hours a day, you would boast about what geniuses they are. There is no intrinsic difference between chess and a video game, or indeed, even between things like playing the piano and playing video games, except that playing the piano has this enormous initial cost. They are similar kinds of activity. One of them is culturally sanctioned and the other is still culturally stigmatised"

N'oubliez surtout pas que vous pouvez vous aussi jouer :-) et surtout jouer avec vos enfants. Les jeux familiaux de la Wii et les jeux musicaux vous permettront facilement de jouer ensemble même si vous n'êtes pas fans des jeux vidéos plus classiques. Les frères et soeurs jouent également ensemble... Mes 4 ainés jouent ensemble à Guitar Hero, c'est un régal à voir !

Les mères qui ne lâchent plus internet. Addicts ?

Posté le dimanche 26 avril 2009 par Oelita, rubrique Psycho

Je rappelais dans mon dernier billet combien Internet est pratique pour les mères de famille. Mais c'est aussi un piège. Un piège à temps libre. Pas seulement pour les mères de famille, certes : c'est un risque généralisé.

Voici un article en anglais de CNN rubrique Santé qui aborde ce sujet (via un twit de mammamiiia). Pseudo-traduction du résumé qu'ils donnent :

  1. Beaucoup de mères sont accros aux blogs, aux forums et à Second life.
  2. Elles recherchent le plus souvent à s'exprimer, et à s'échapper de leur vie quotidienne.
  3. Certaines pensent que Internet les aide à être plus efficace.
  4. Si vous pensez être accro, essayez de tenir un journal de vos connexions, et de pourquoi vous vous connectez.

Accro au webSur le point 1, j'ai un doute pour Second Life ! Mais oui, les blogs et les forums peuvent être très addictifs. On ne voit pas le temps passer, on papote, on échange, on se trouve des copines, des points communs, on partage des anecdotes, des conseils... On s'engueule, aussi ;-) .

Ah, je l'attendais, le fameux point 2 : le cliché de la pauvre mère au foyer prisonnière de sa vie quotidienne monotone. Mais vu le succès mondial des blogs et des forums, j'ai comme l'impression que les mères ne sont pas les seules à avoir une vie monotone et isolée ? non ? Et discuter avec d'autres mères est sans doute moins exotique et récréatif que de jouer à World of Warcraft ! Bref, aller papoter oui, mais s'échapper, non. Etre plus efficace, oui, chercher des conseils, oui, chercher de la reconnaissance sur leurs talents méconnus, oui. Comme tous les autres internautes (ce que dit aussi l'article, d'ailleurs).

Le 4 : oui, si on devient accro et qu'on passe beaucoup trop de temps sur le net, à en négliger son entourage familial, alors il faut réagir, et diminuer ses connexions. Tenir un journal, pourquoi pas, mais il faut surtout chercher à diminuer les tentations. Eviter les forums trop bavards, et se restreindre à échanger avec quelques vraies copines (qu'on peut avoir rencontrées sur un forum, justement), c'est une bonne idée.

J'ai justement reçu une demande de désinscription sur le forum de Maximômes cette semaine. "Je passe trop de temps devant l'ordi et comme mes enfants me réclament, j'ai besoin que cela soit radical pour moi, c'est pour ça que je demande une radiation, sinon j'ai peur de ne pas m'y tenir." . Ce n'est pas la première fois que je reçois une demande de ce genre.

Lors des pannes ou opérations de maintenance technique du forum, il est arrivé d'avoir une journée où celui-ci ne fonctionnait plus. Le lendemain, les réactions étaient assez unanimes, dans le genre "Ouah, c'est dingue tout ce que j'ai pu faire hier, tout ce temps libre que j'ai eu pour m'occuper de ma maison et des mes enfants !". Contentes de revenir et de retrouver leurs copines en ligne, mais avec un petit malaise, une certaine prise de conscience un peu dérangeante. Beaucoup de bonnes résolutions "Je viendrai moins souvent, moins longtemps".

Difficile de trouver le juste milieu entre ce qu'apporte Internet et son aspect dévoreur de temps !

J'ai cherché d'autres articles sur le sujet, mais la cyberdépendance est quand même majoritairement rattachée aux ados et aux jeux vidéos dans ceux que j'ai trouvés. L'illustration de ce billet est cependant prise sur ce test en ligne de cyberdépendance réalisé par AuFéminin.

NB : Je parlerai des jeux vidéos et de leur diabolisation dans un prochain billet ;-)

Bonnes résolutions 2008

Posté le lundi 14 janvier 2008 par Oelita, rubrique Pratique

Sur le thème des bonnes résolutions de début d'année, quelques liens en vrac :

Pour ce qui est de mes propres bonnes résolutions... je n'en ai pas vraiment. Je me pose pas mal de questions sur le devenir de mes différents sites, dont ce blog, car définitivement, il FAUT que je renonce à plusieurs de mes activités pour pouvoir faire avancer les autres... mais je ne sais pas renoncer. Et même si j'y arrivais, je crois que je créerais aussitôt autre chose pour compenser, et j'en serais toujours au même point :-)

Avec ou sans bonnes résolutions, bonne année 2008 à tous et toutes ! :-D

Lutte contre la procrastination (mais si, vous connaissez !)

Posté le vendredi 30 novembre 2007 par Oelita, rubrique Psycho

Je suis atteinte de procrastination. Tout le monde ne connait pas ce mot, mais tout le monde connait ce souci. Celui de trop remettre au lendemain. D'avoir du mal à démarrer des choses à faire... qu'on n'a pas trop envie de faire. Mais qu'il faut faire. Ou bien des choses qu'on A envie de faire. Mais qu'on a peur de faire (peur de pas y arriver, peur d'être mal jugée, ... peur de réussir aussi parfois !)

Oui, j'ai un agenda et une todoliste ! et même un joli styloJ'ai suivi récemment une formation pour "être efficace". Bon, OK, je n'ai été qu'au premier jour sur 3, parce que le soir même, le stress m'avait bloqué le dos. (La fatigue des grèves avait aussi joué, certes.)

J'ai commencé la lecture d'un bouquin en anglais sur le sujet : "The procrastinator's handbook. Mastering the art of doing it now", par Rita Emmett (on trouve aussi un bouquin d'elle en français sur Amazon : "Ces gens qui remettent à demain", et des tas d'autres livres sur le même thème).

Ce qui en ressort ? que je dois apprendre à renoncer, et que je dois me concentrer sur un objectif un peu ambitieux, celui qui me fait un peu peur.

Ah oui, et que suivre whatmille flux RSS ou surfer sur le web, ce n'est qu'une façon de repousser les autres tâches qu'on a à faire, c'est de la procrastination hypocrite, dit le livre page 49.

C'est pas faux.

Donc le bouquin dit : ce type d'activité doit être une récompense après avoir fait un truc que vous n'avez pas envie de faire et que vous repoussez. Donnez-vous une tâche précise à faire, ou un délai de travail-kon-repousse-toujours à faire AVANT de vous accorder le droit à ce genre de chose. Et encore un délai max. L'auteure dit de s'acheter un timer minuteur.

Vous connaissez un genre de minuteur qui ne fasse pas pas un boucan d'enfer quand le délai est écoulé, donc utilisable au boulot sans me faire repérer de loin ?

Tiens, on pourrait se créer un blog communautaire sur la procrastination ! Un ensemble de trucs et astuces, et un groupe d'entraide ! Super idée !!

Oui mais non, ça c'est encore une idée pour passer du temps sur des conneries au lieu d'attaquer le problème de face.

(n'empêche, ce serait cool)

(ça existe ptet déjà, faudrait chercher ça sur le web... )

(NON, ne pas me mettre à chercher ça sur le web, c'est encore une idée à la con)

(je m'en sortirai jamais)

(Oelita, ferme ce navigateur !)

...

PS : La page Wikipedia sur la procrastination est fort intéressante. Je vous en tire cette citation de Marcel Jouhandeau : « C'est parce qu'on imagine simultanément tous les pas qu'on devra faire qu'on se décourage, alors qu'il s'agit de les aligner un à un. »

Mon autre blog, sur les jeux en ligne

Posté le mardi 22 mai 2007 par Oelita, rubrique Ludique

C'est un de mes dadas, dont je vous ai déjà parlé : les jeux par correspondance sur internet, qui sont une sous-catégorie des jeux en ligne. Voir ma tentative d'explication de ce que c'est.

Ce genre comprend des jeux de rôle, des jeux de gestion, des jeux de stratégie, des jeux d'élevage, des micro-nations, des jeux par forum. Toutes sortes de jeux en ligne, mais pas en temps réel. Pas non plus des petits jeux en flash auxquels on joue tout seul en se battant juste sur une place dans un classement. C'est du vrai multijoueurs, mais sans les contraintes du "RV pour se connecter à tel jour telle heure", et sans grosbillisme du "plus je suis connecté, plus j'amasse d'XP, plus je suis fort" qui rendent les gens soit accros-dingues, soit déçus de ne pas pouvoir rivaliser avec les accros-dingues ! Des jeux adaptés à la vie moderne, et même familiale, où chacun joue à son heure, à son rythme, mais dans une communauté animée, avec une vraie concurrence humaine et accessible. Et un choix de près de 2000 jeux, dont l'immense majorité est gratuite.

Cette idée me trottait en tête depuis un bon moment, et cette fois-ci, c'est fait : j'ai créé un blog sur le sujet, associé à mon site TourDeJeu. C'est donc : le blog de TourDeJeu.

Je n'en serai pas le seul auteur. Les thèmes abordés iront des anecdotes et perles du monde des JpC aux débats de fond sur cet univers méconnu, en passant par des statistiques (issues de la gestion de TourDeJeu), ou des coups de coeur pour des jeux.

Ma fille m'a dit : "Mais maman, t'es vraiment une accro du web, hein ?", m'accusant d'être un mauvais exemple. Vous croyez ?

Enfants contre BlackBerry

Posté le vendredi 22 décembre 2006 par Oelita, rubrique Socio

Lu dans ce billet de Transnets : on commence à s'effrayer de l'importance que peut prendre un outil comme le BlackBerry sur la vie de famille. Voir cet article du WallStreet Journal intitulé "les orphelins du Blackberry".

Oui, de plus en plus de cadres sont équipés par leur entreprise d'une de ces petites machines, leur permettant d'accéder de chez eux à leur agenda, et surtout leur mails, et d'y répondre. Plus envahissant encore que le téléphone portable. Le + théorique : les cadres en question font moins d'heures sup car ils peuvent être accessibles de chez eux. Le - constaté : ils passent leur temps privé à vérifier leurs mails du boulot non-stop, déconnectant leur attention de leur entourage, dont leurs enfants. Dans quel sens pense réellement la balance au final, là est la question ? Et vaut-il mieux être là plus souvent, mais en train de penser à autre chose, ou être carrément absent ? On retrouve là quelques-unes des questions courantes que connaissent les mamans entre quantité du temps dispo pour ses enfants, et qualité de ce temps.

Sur cet autre billet sur le même sujet, en anglais, il y a une discussion assez intéressante qui a dévié sur les "privilèges" des parents en entreprise, que l'on pressurise moins que les célibataires, justement pour leur laisser du temps de famille de qualité... Bon, ça dépend très largement des entreprises, et du fait que les managers ont eux-mêmes des enfants ou non !

Bon, pour le moment, je n'ai pas eu droit à ce genre de machine, que possèdent certains de mes collègues. Et je ne le réclame pas. Déjà que je n'utilise que très peu le portable... Je préfère les coupures franches entre mes deux sphères.

NB : il y a plus de 7 millions d'abonnés Blackberry dans le monde.

Jouer en famille... jusqu'où ?

Posté le vendredi 11 août 2006 par Oelita, rubrique Ludique

On trouve de tout sur le très célèbre blog de Loïc le Meur, et voici un billet qui m'interpelle : toute une famille sur World of Warcraft. Il s'agit du témoignage d'une famille (nombreuse, d'ailleurs) devenue globalemment addict à WoW. Impressionnant. :-O

Chez nous, on est tous limites mono-maniaques sur l'ordi, internet ou les jeux sur console (certains cumulent !). On a souvent des discussions acharnées sur les jeux auxquels plusieurs de nous participent (qui sont plutôt des Jeux par Correspondance que des jeux online, mais la frontière est parfois mince). Alors évidemment, je vois très bien ce que veut dire le Thierry en question ! Ouhla, très très bien.

Bien sûr que ça soude la famille. Bien sûr que ça permet d'apprendre des tas de choses aux enfants. 4 d'entre nous jouent à Egyptis, un jeu d'élevage/simulation dans l'Egypte antique. Ca permet d'expliquer en "live" plein de notions d'économie et de politique aux ados !

Mais, mais... ben comme tout, faut pas tomber dans l'excès, c'est clair ! et que d'autres membres de la famille se sentent "obligés" de participer aussi pour ne pas se sentir exclus, ça fait un peu peur. J'ai mon pré-ado qui veut aussi s'inscrire à Egyptis, rien que pour faire comme nous et participer à nos discussions acharnées sur le sujet. Là, je me dis qu'on est ptet allés trop loin.

Bon, je me dis la même chose quand mes 3 garçons ainés et mon mari parlent non-stop de foot à table, hein. Foot à la télé, foot sur la console, foot dans le jardin, foot au club du coin pour certain, foot dans les albums panini. Ca n'a rien à voir avec internet, mais je sature quand même. Et je refuse de taper dans le ballon, na.

Encore un fait divers

Posté le lundi 17 juillet 2006 par Oelita, rubrique Ludique

Ce coup-ci, c'est une mère de famille trèèèèès nombreuse : 20 enfants (en 18 ans, balaise), qui quitte sa famille pour un jeune homme rencontré sur Internet. Voir la nouvelle transmise par TF1

Ca laisse perplexe aussi bien comme fait divers que comme niveau d'information... "Elle partait pour deux ou trois nuits et me laissait seul pour m'occuper des enfants et assurer mon travail" ah ouais, et il se doutait de rien ? "Selon Kevin, sa femme ne s'est jamais satisfaite de ne plus avoir d'enfants." ah ouais et c'est pour ça qu'elle va sur internet se cherche un amant ? Pour finir sur un mémorable "Jusqu'à ce que l'ordinateur arrive, nous étions inséparables." ah ouais, bien sûr, le vilain c'est l'ordi parce que sinon, tout allait très bien. Superbe article, un exemple du genre !

(trouvé via le forum de Maximômes)