Ne vous découragez pas après votre deuxième enfant !

Posté le dimanche 9 décembre 2007 par Oelita, rubrique Psycho

En effet, un sondage exclusif fait auprès de 64 familles nombreuses (sur mon forum de Maximômes, oui :-) ) prouve que les deux premiers enfants sont le cap le plus difficile à passer :

Résultats du sondage

Le passage de 1 à 2 enfants est déclaré le moins facile. C'est bien là que la plupart des parents s'arrêtent donc !

En revanche, après le 3ème, alors là, c'est finger in the nose. :-D

Famille nombreuse et réussite sociale selon l'INSEE

Posté le lundi 3 décembre 2007 par Oelita, rubrique Socio

L'INSEE a publié en novembre sa version 2007 de "France, portrait social". Tout un chapître y est consacré au rôle entre taille de la famille et destinée sociale.

Vous pouvez consulter directement les 19 pages de ce chapître au format PDF.

A priori, la conclusion de cette étude est qu'à partir de 4 enfants, l'ascension sociale est diminuée. C'est-à-dire que par exemple dans une famille d'ouvriers, on a une moyenne de 55% d'enfants devenus ouvriers à leur tour s'il y a 4 enfants et plus, contre 36% avec 2 enfants maximum. Cette ascension sociale semble directement liée aux niveaux de diplôme atteints, plus faibles dans une famille nombreuse, à origine égale.

Ces résultats ont été repris, entre autres, dans un article du Monde, ainsi que dans un dossier de la Voix du nord (région concentrant le plus de familles nombreuses).

Sur le forum de Maximômes, les réactions ont forcément été assez vives. Clichés caricaturaux dépassés ou réalité sociale ? De toutes façons, ce ne sont que des statistiques, des moyennes...

Comme raisons possibles, les auteurs de l'étude évoquent les finances plus faibles des familles nombreuses (mère qui ne travaille pas, charges élevées) , les héritages morcelés. Mais ils parlent aussi de styles éducatifs différents, évoquant un manque de socialisation à l'extérieur de la famille, ainsi qu'un modèle rigide d'éducation, surtout dans les classes populaires.

En fin de rapport, on note cependant d'autres pistes qui me semblent plus fouillées et intéressantes.

  • D'abord, les difficultés de logement des familles nombreuses modestes les poussent dans des régions et zones défavorisées. Or, ces zones proposent des équipements socio-éducatifs plus faibles !
  • Ensuite, on peut évoquer un aspect plus "culturel" dû au choix de la famille nombreuse par les parents : "La pression éducative sur les enfants pousserait ceux des familles réduites dans le sens de la compétition et de la réussite [...] [Cette idée] conduit à distinguer des rapports diversifiés au temps et au monde, entre une forme qui, projetant moins dans l’avenir, laisse venir les évènements (et les enfants) et une attitude plus active et anticipatrice, qui vise à la maîtrise de l’avenir dans tous les aspects de l’existence.". Plus clairement, choisir d'avoir une famille nombreuse aujourd'hui est peut-être le signe de valeurs familiales moins tournées vers la réussite matérielle.

Ils notent par ailleurs que ces résultats ne sont pas nouveaux, et que les mêmes constats étaient déjà faits en 1980, et précédemment en 1950 pour les ouvriers !

Il faut quand même bien noter que ces différences entre familles nombreuses ou non sont bien moins significatives que les différences liées à l'origine sociale ou au diplôme des parents. Ce n'est pas LE critère numéro 1 de destinée sociale :-) : "Être cadre ou profession intermédiaire est avant tout favorisé par le fait d’avoir un père cadre ou profession intermédiaire, et par le fait d’avoir des parents très diplômés". Famille nombreuse ou pas.

Lutte contre la procrastination (mais si, vous connaissez !)

Posté le vendredi 30 novembre 2007 par Oelita, rubrique Psycho

Je suis atteinte de procrastination. Tout le monde ne connait pas ce mot, mais tout le monde connait ce souci. Celui de trop remettre au lendemain. D'avoir du mal à démarrer des choses à faire... qu'on n'a pas trop envie de faire. Mais qu'il faut faire. Ou bien des choses qu'on A envie de faire. Mais qu'on a peur de faire (peur de pas y arriver, peur d'être mal jugée, ... peur de réussir aussi parfois !)

Oui, j'ai un agenda et une todoliste ! et même un joli styloJ'ai suivi récemment une formation pour "être efficace". Bon, OK, je n'ai été qu'au premier jour sur 3, parce que le soir même, le stress m'avait bloqué le dos. (La fatigue des grèves avait aussi joué, certes.)

J'ai commencé la lecture d'un bouquin en anglais sur le sujet : "The procrastinator's handbook. Mastering the art of doing it now", par Rita Emmett (on trouve aussi un bouquin d'elle en français sur Amazon : "Ces gens qui remettent à demain", et des tas d'autres livres sur le même thème).

Ce qui en ressort ? que je dois apprendre à renoncer, et que je dois me concentrer sur un objectif un peu ambitieux, celui qui me fait un peu peur.

Ah oui, et que suivre whatmille flux RSS ou surfer sur le web, ce n'est qu'une façon de repousser les autres tâches qu'on a à faire, c'est de la procrastination hypocrite, dit le livre page 49.

C'est pas faux.

Donc le bouquin dit : ce type d'activité doit être une récompense après avoir fait un truc que vous n'avez pas envie de faire et que vous repoussez. Donnez-vous une tâche précise à faire, ou un délai de travail-kon-repousse-toujours à faire AVANT de vous accorder le droit à ce genre de chose. Et encore un délai max. L'auteure dit de s'acheter un timer minuteur.

Vous connaissez un genre de minuteur qui ne fasse pas pas un boucan d'enfer quand le délai est écoulé, donc utilisable au boulot sans me faire repérer de loin ?

Tiens, on pourrait se créer un blog communautaire sur la procrastination ! Un ensemble de trucs et astuces, et un groupe d'entraide ! Super idée !!

Oui mais non, ça c'est encore une idée pour passer du temps sur des conneries au lieu d'attaquer le problème de face.

(n'empêche, ce serait cool)

(ça existe ptet déjà, faudrait chercher ça sur le web... )

(NON, ne pas me mettre à chercher ça sur le web, c'est encore une idée à la con)

(je m'en sortirai jamais)

(Oelita, ferme ce navigateur !)

...

PS : La page Wikipedia sur la procrastination est fort intéressante. Je vous en tire cette citation de Marcel Jouhandeau : « C'est parce qu'on imagine simultanément tous les pas qu'on devra faire qu'on se décourage, alors qu'il s'agit de les aligner un à un. »

Diaporama de fratries de familles nombreuses

Posté le lundi 26 novembre 2007 par Oelita, rubrique Ludique

C'est sur le forum de Maximômes, spécial familles nombreuses, que j'ai lancé cette idée. Prendre ses nombreux enfants en photo, tous ensemble, voila un challenge intéressant.

Il y en a toujours un pour être absent, ou pleurnicher, ou fermer les yeux, ou faire l'andouille, ou vouloir se sauver, ou bouder, ou... Et puis comment "disposer" les enfants ? en ligne, façon rang d'oignon ? en plusieurs rangs, façon photo de classe ? en tas informe, plus rigolo mais moins clair ?

Ce qui est trognon, c'est toujours l'air de famille qui règne dans ces photos, et l'effet d'échelle du plus grand au plus petit, deux éléments qui montrent clairement que c'est une fratrie que l'on regarde, et non un groupe d'amis.

Alors, j'ai eu l'idée de faire une petite compil de photos de groupes d'enfants de famille nombreuse, en demandant l'autorisation de la publier ensuite sous forme de diaporama pour la partager en dehors de notre forum.

Voici donc le résultat ! Merci à toutes les participantes d'avoir bien voulu partager ces photos :-D


FamnombMM
envoyé par Oelita

On envisage de créer d'autres diaporamas thématiques...

NB : deux photos de mes propres enfants sont cachées dans l'ensemble.

Un livre américain sur les familles nombreuses !

Posté le samedi 3 novembre 2007 par Oelita, rubrique Pratique

J'avais suivi la sortie de ce livre sur un blog américain que j'aime bien, blog collectif où l'auteure participe beaucoup : Larger Families.

Le livre s'appelle : Table for eight, sous-titre : "Raising a large family in a small-family world". L'auteure est mère de 4 enfants, et elle s'appuie sur les témoignages de nombreuses autres mères de famille (ptet des pères aussi, tiens ?) cotoyées dans la vie et sur le net.

Je l'ai commandé il y a deux semaines sur Amazon, dès sa sortie. Je l'ai reçu avant-hier, j'ai commencé à le lire, et il est chouette ! Des conseils et des témoignages comme on en trouve sur Maximômes :-) . Des conseils pratiques, des échanges de vécu, de la bonne humeur et de l'optimisme. Des détails américains, bien sûr, ce qui ajoute un peu de folklore (par exemple, le manque de barrières aux jardins des maisons, ou des remarques plus culturelles).

Il y a aussi le site/blog du livre : TableforEight book.

Bref, pour ceux et celles qui veulent entrainer leur anglais sur quelque chose de plus concret que Harry Potter (qui est maintenant sorti en français, trop facile), je vous conseille fortement ce bouquin sympathoche ! Je l'ai rajouté dans la rubrique livres sur la famille de ma boutique Maximômes (ce qui ne me rapportera que quelques centimes, vous pouvez aussi le commander directement chez Amazon, bien sûr !).

En attendant que j'écrive le mien ;-) (rigolez pas, j'ai déjà le plan détaillé du bouquin... euh bon, ça suffit pas, loin de là, évidemment... ) (d'ailleurs, j'ai le plan depuis un an et demi, la preuve que ça suffit vraiment pas du tout).