Le mythe "Mommy brain" : devenir mère rend-il moins intelligente ? ou au contraire, plus intelligente ?

Posté le mardi 12 août 2008 par Oelita, rubrique Psycho

C'est apparemment un cliché répandu aux US, et connu sour le nom de "Mommy brain" : la grossesse et le fait d'avoir un enfant baisseraient le niveau de l'intelligence de la femme. J'ai également des amies qui véhiculent ce message, se plaignant d'avoir l'impression d'avoir "perdu des neurones" à chaque grossesse.

Personnellement, je n'ai pas eu cette impression. Même si par ailleurs, je pense que le temps qui passe, lui, en détruit bien quelques fournées régulièrement. Mes 5 congés maternité ont d'ailleurs tous été l'occasion pour moi d'apprendre de nouvelles choses (oui, dès que j'ai du temps libre, il faut que je m'occupe).

Un livre américain est paru sur le sujet en 2005, écrit par une journaliste mère de famille, afin de défendre une autre idée : peut-être perd-on quelques points de QI, mais on gagne sur d'autres plans intellectuels, ce qui compense largement.

Le résumé du livre The mommy brain explique ainsi que le cerveau de la mère de famille gagnerait en perception, en efficacité, en résistance au stress, en motivation, et en intelligence émotionnelle. Etudes scientifiques à l'appui. Le livre a été traduit en français et est disponible en poche chez Marabout.

C'est quand même un peu bizarre d'en arriver à se poser ce genre de questions, non ?

Peut-on être un parent adulescent ?

Posté le lundi 11 août 2008 par Oelita, rubrique Psycho

Je viens de parcourir le Biba du mois d'août. J'y ai trouvé deux pages sur les terribles méfaits de l'adulescence chez les pères (surtout) et mères (un peu) de famille.

Est-ce typique des adulescents d'aimer les bonbons ?D'abord, autant dire tout de suite que ça me hérisse un peu de voir ce terme d'adulescence à toutes les sauces. On joue à des jeux vidéos ? On est adulescent. On n'est pas en conflit avec ses ados ? On est adulescent. Et c'est mal, bien sûr. Donc déjà, j'aimerais vraiment savoir ce qu'est que la supposée adulescence. Et si c'est pathologique ou pas.

Ensuite, j'aimerais savoir en quoi c'est incompatible avec le rôle de parent. Ca rejoint la fameuse notion de "maturité", qui semble très corrélée à l'adulescence (en gros, un adulescent, c'est un immature). La maturité est-celle nécessaire pour être un bon parent ? Est-ce une notion psychologique, ou simplement une notion sociale ?

Un peu prise de tête, tout ça. Mais c'est que quand je lis ce genre d'articles, je me trouve pas mal de points communs avec les parents incriminés. Alors qu'en temps normal, je me trouve une mère plutôt pas si mal. Donc je dois me gourer quelque part :

  • soit je ne suis pas vraiment adulescente,
  • soit je ne suis pas vraiment une bonne mère,
  • soit les deux ne sont pas incompatibles.

J'ai donc cherché des infos sur le web. J'ai trouvé les articles ci-dessous :

  • Un billet d'humeur anti-adulescents sur Fluctuat.net. Quand on lit ça, on se dit qu'on est méga-mature, finalement. Ca tempère sur la fin de la seconde partie, avec cette remarque que j'ai beaucoup appréciée :
    Nous sommes tous des adulescents, à divers degrés. Comme le dit un de mes amis, "ben déjà, pour être webmestre d'un fanzine à 47 ans, faut être un peu con …".
  • Il y a deux livres sur le sujet sur Amazon : Les adulescents, qui date de 2002 et présente l'adulescence comme un état de régression infantile égoïste, et Le marketing adulescent, qui en 2007 ne va pas beaucoup plus loin, et cible surtout un marché juteux.

En fait, je n'ai pas trouvé grand chose d'autre... Finalement, l'article de Biba n'est pas si mal, car il va un peu plus loin que le cliché nutella-casimir-trotinette !

Pour ma part, si je me sens un côté adulescent, c'est dans mon attirance pour le ludique, mon envie de ne pas rentrer dans des cases, mon rejet des contraintes et ma soif d'apprendre. Je ne suis pas nostagique de mon enfance, non. Mais je n'ai aucune envie de rentrer dans le moule adulte pour autant ! Alors, comme le dit l'article, je culpabilise parfois de ne pas suivre les devoirs de mes enfants parce que ça m'emm... vraiment trop, ou de les coucher trop tard parce que je n'ai pas envie de faire à dîner à une heure correcte... Bon, j'espère juste que cela ne va pas trop pénaliser l'avenir psychologique de mes enfants et ados (qui pour le moment sont contents d'avoir une maman "moderne" !), et que nos fous-rires sur Roborally, nos compétitions de Mario Kart, ou nos voyages aventureux à l'étranger (loin des ClubMed), compenseront ces petits écarts d'hygiène de vie quotidienne.